Le Groupe de la Banque africaine de développement s’associe à ODI Global pour des financements abordables en Afrique

Le projet de voie ferrée à écartement standard de la Tanzanie à Dodoma, soutenu par le Groupe de la Banque africaine de développement, met en évidence l’importance d’un financement abordable pour les infrastructures, un axe prioritaire du nouveau partenariat entre le Groupe de la Banque et ODI Global.
Le Groupe de la Banque africaine de développement et ODI Global ont officialisé un partenariat visant à développer des instruments de financement et des approches politiques qui répondent mieux aux besoins des pays africains. Cette initiative a pour objectif de soutenir les pays du continent confrontés à une aide publique au développement limitée, à des pressions croissantes liées à la dette et à des vents contraires climatiques et économiques de plus en plus intenses.
Dans le cadre d’un nouveau protocole d’accord, les deux organisations associeront l’analyse opérationnelle à la recherche politique indépendante afin d’élaborer des solutions pratiques aux défis auxquels l’Afrique est confrontée en matière de coût du capital, de mobilisation des capitaux privés, de financement des contextes structurellement vulnérables et en transition, ainsi que d’utilisation efficace des fonds concessionnels.
Les pays africains font face à des contraintes persistantes pour obtenir des financements abordables et à long terme afin de combler les lacunes en matière d’infrastructures, d’énergie, de croissance du secteur privé et de transformation économique. Le coût élevé du capital, la limitation ou la fragmentation des marchés de capitaux et la pression croissante sur les ressources concessionnelles ont accentué la nécessité de mener des réformes fondées sur les priorités de financement et les réalités opérationnelles auxquelles ces pays sont confrontés.
Ce partenariat associe les capacités de financement, l’expérience opérationnelle et la capacité de mobilisation du Groupe de la Banque à l’expertise mondialement reconnue d’ODI Global en matière de recherche et de politiques dans le domaine de la réforme du financement du développement.
Les deux institutions ont déjà collaboré sous les auspices du Groupe des Vingt (G20) et par le biais d’autres canaux multilatéraux sur des questions liées à l’adéquation des fonds propres, au capital exigible et à l’optimisation du bilan. Le Groupe de la Banque et ODI Global ont également apporté des contributions conjointes à des dialogues politiques internationaux, notamment lors d’une table ronde sur le Cadre d’engagement du G20 pour l’Afrique.
La formalisation de cette relation fait passer leur engagement d’une activité axée sur des projets à un partenariat stratégique à long terme qui permettra d’intégrer plus directement les priorités et l’expérience africaines dans les discussions mondiales sur le financement concessionnel et l’efficacité institutionnelle.
« Concevoir des financements adaptés aux réalités des économies africaines, c’est ce qui transforme l’ambition en résultats, a déclaré le président du Groupe de la Banque africaine de développement, Dr Sidi Ould Tah. La Banque s’appuie sur quatre impératifs : une efficacité accrue dans notre façon de travailler, une mise en œuvre plus rapide sur le terrain, une mobilisation des ressources à une échelle bien plus grande, en commençant par celles du continent lui-même dans le cadre de la Nouvelle architecture financière africaine pour le développement, et une mesure de l’impact là où il touche les populations. »
« Un partenariat trouve toute sa raison d’être lorsqu’il sert cet objectif. C’est précisément ce que vise ce partenariat avec ODI Global : mettre une analyse rigoureuse et indépendante au service d’outils qui fonctionnent dans la pratique », a-t-il ajouté.
Le Groupe de la Banque et ODI Global évalueront comment les réformes des banques multilatérales de développement et de l’architecture financière africaine peuvent élargir l’accès au financement. Des recherches comparatives sur les instruments de financement permettront de tirer des enseignements concernant l’accès aux marchés de capitaux, les financements mixtes et les solutions de financement concessionnel.
Cette collaboration explorera également les approches utilisées par les banques multilatérales de développement pour mobiliser des volumes plus importants de capitaux privés, notamment la cession de portefeuilles, l’assurance, les garanties et d’autres mécanismes de partage des risques. Les deux institutions s’appuieront également sur l’expérience des institutions de financement du développement en matière de réponse aux besoins de financement souverains et non souverains.